Peur du noir

Ma vie serait plus cool si je vivais dans le pays de Oo.
Ma vie serait plus cool si je vivais dans le pays de Oo.

Hier soir, alors que je me retournais dans mon lit depuis deux heures, guettant le sommeil et les bruits de parquet, je me suis aperçue que j’avais peur du noir et du silence, en fait. Le silence quand il y a de la lumière, ça passe, c’est même plutôt agréable. Mais le silence quand il fait tout noir et que soudain, on ne perçoit plus que les tous petits bruits impossible à capter en pleine journée, lui, est horrible. Le genre de petit bruit qui pourrait aussi bien être celui d’un cambrioleur sournois violeur qu’un zombie qui aurait reniflé de la chair fraîche. C’est vers ce moment là de réflexion que j’ai été fermer ma porte à clé. Je me suis recouchée, et je me suis mise à penser à ce que je pourrais bien faire si il y avait vraiment un zombie devant ma porte. Erreur. Chaque idée avait une faille : me cacher dans mon armoire ? Trop grande, impossible de la fermer de l’intérieur et le zombie m’aurait sentie. Non. Me cacher sous la couette ? Trop simple, il se serait jeté sur moi en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « tripes à l’air ». Alors que je pensais aux moyens de se suicider depuis ma chambre pour empêcher les zombies d’avoir ma peau, j’ai réalisé que j’avais vraiment peur d’un truc inexistant et impossible et que je devrais vraiment arrêter de regarder des films/séries qui font peur. L’aspect « rien à faire quoi qu’il arrive tu te feras tuer parce que t’es une merde en self défense et en maîtrise de soi », cette peur de ne pas savoir quoi faire dans un moment de danger, dans ton imagination ou dans les situations reloues de la vie réelle type « homme qui te suit dans le metro » est de loin le truc plus angoissant pour moi. Ne rien pouvoir faire. Du coup, j’y ai pensé pendant trois heures.

Quand j’étais petite, j’habitais dans un appart mal foutu où ma chambre était à l’opposé de celle de mes parents. Il fallait traverser tout le salon, ses ombres, ses chaises, ses obstacles pour parvenir à la chambre de mes parents après un cauchemar. Je n’y ai vécu que 3 ans, le temps de la maternelle, mais je me souviens toujours de ces traversées interminables et des ombres que je prenais pour des loups qui m’encerclaient. Vers 7 ans, j’ai eu la phobie des moustiques parce que l’une de ces putes m’était rentrée dans l’oreille. J’ai dormi avec ma couette sur l’oreille pendant presque 10 ans, qu’il fasse chaud ou froid. Depuis, je n’avais plus eu peur de quoi que ce soit, jusqu’à il y a quelques mois. Je sais pas ce qui provoque ça, cette peur débile du noir, du silence, des monstres sous le lit… Cette peur qu’on a quand on est gosse mais qui s’efface avec le temps. Je crois que ma peur à moi était juste restée planquée dans un coin de ma tête, en attendant d’être réveillée par une série de zombies.

Naturellement, je pourrais penser aux remèdes : tisane ? Moins de séries flippantes ? Relaxation ? Baffes ? Enlever le bien aimé et le coller à mon lit pour toujours ? Je sais pas. En attendant, j’ai repris mes vieilles peluches, j’ai des étoiles et des moutons phosphorescents partout dans ma chambre et j’ai toujours ma clé pour verrouiller ma porte, le temps de trouver un plan.

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2 commentaires sur “Peur du noir

  1. Je suis pareille, du coup j’écoute des podcasts pour m’endormir. Ca m’évite la peur du noir, et ça m’évite de penser.

    Surtout que j’ai vu Maniac l’autre jour, depuis je suis complétement parano 😀

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