Tout ce que je sais je l’ai appris dans While you were sleeping (avec du gros spoiler dedans)

Avec le temps, je pense que vous avez compris que j’étais de la team rom com des 80/90’s. Si ce n’est pas le cas, jetez un coup d’oeil à ce billet que j’avais écrit dans un élan d’amour et de nostalgie pour le genre. While you were sleeping, ou L’amour à tout prix pour les nazis de la langue française et des pires traductions de titre de films, ever. L’amour à tout prix, comme titre, ça m’évoque une malade qui enferme son prétendant avec un air de psychopathe. Une malade qui compterait sur le syndrome de Stockholm pour trouver l’amour de sa vie.

Que nenni, ce n’est pas dut tout le sujet de ce film. While you were sleeping, ou WYWS l’appelleront nous, est un peu ma madeleine de Proust de la Rom Com. Sandra Bullock est jeune, pétillante, fraîche, pas encore botoxée et puis, il y a Bill Pullman. J’ai regardé ce film en boucle avec ma mère, enregistré sur une vieille cassette qui s’est usée avec le temps. J’ai donc pu, grâce à cet enregistrement rester familière aux pubs pour le shampoing « Movida » et repousser les limites de ma VHS toujours plus loin, toujours plus haut.

Enfin bref toujours est il que ce film est resté culte pour moi. Je le connais par coeur, je le cite dans des conversations en gloussant, et je voue un amour déraisonné à Bill Pullman. Et même si Sandra Bullock est aujourd’hui aussi fraîche qu’une boîte de Canigou ouverte depuis deux mois, je l’aimerai toujours un peu dans mon coeur. Tout ça à cause de ce film. Eh ouais. Pour couronner le tout, la famille de Peter est tellement adorable que l’on est obligés d’en tomber amoureux ET l’histoire se passe à noël. Combo de niaiserie et d’amour fou pour la mère noël en moi.

Dans WYWS, on apprend tout un tas de trucs pratiques dans la vie tous les jours.

Eviter de tomber amoureuse du premier connard pas trop dégueulasse qui passe près du boulot, sans jamais lui avoir dit autre chose que bonjour. Non non non et non. Evidemment, si Lucy ne l’avait pas fait, il n’y aurait pas eu de film et elle aurait peut-être fini ses jours derrière son comptoir à vendre des jetons tout en se momifiant salement. Mais étant donné qu’il est peu probable que chaque douchebag un peu beau ai Bill Pullman pour frère, évitez. Surtout quand on voit le résultat avec Peter : un pauvre type lâche et stupide, imbu de lui même et qui ne daigne pas parler à sa famille adorable. Et puis entre nous, j’ai toujours trouvé Peter super moche.

Ne pas parler toute seule à voix haute. Je veux dire, à part être prise pour une malade, il peut arriver deux trois quiproquos bien chiants du genre infirmière qui te prend pour la fiancée du mec que tu es en train de stalker comme un porc. Et hop, ni une ni deux, tu te retrouves catapultée au milieu d’inconnus bouleversés d’apprendre que leur fils est entre la vie et la mort et qu’en plus il a une fiancée secrète. Malaise.

Ne jamais faire copain copain avec le fils du proprio, surtout si c’est un gros beauf qui laisse dépasser sa raie de cul comme un vieux porc et qui ment comme un fabriquant de Coca dans un congrès sur le bio. Non seulement le gus risque de se créer une relation imaginaire avec toi mais en plus de ça, il risque de te foutre la honte de ta vie devant l’homme de ta vie, aka le magnifique et charmant Bill Pullman/ Jack. Jack. Jack. Jack. Si peu de lettres pour tant de perfection en un personnage.

Être seul, c’est vraiment de la merde. Mais alors de la vraie grosse merde qui pourrit ta vie à mort. A un tel point que tu te retrouves à profiter du coma d’un mec pour te faire passer pour sa fiancée et à lui piquer sa famille en tombant amoureuse de son frère. Alors je ne sais pas, sortez, allez choper du Jack mais pour l’amour du ciel n’allez pas stalker les comateux de l’hôpital du coin pour voir si leurs familles sont cools. On ne fait pas ça, non.

Et donc, règle suivant celle mentionnée ci dessus : ne jamais se contenter du premier pauvre type quand on se sent seul parce qu’on se dit qu’après tout, on ne pourra pas faire mieux. Lucy a manqué d’épouser Peter, qui l’aurait sûrement rendue cocue et malheureuse, pour enfin pouvoir dire adieu à sa solitude et voyager. Alors qu’il y avait beaucoup mieux qui l’attendait, à savoir gentleman Bill Pullmann, drôle, beau, simple, honnête et droit. Si si, tu as droit au mieux, j’ai droit au mieux, nous avons droit au mieux et nous ferons tous la ronde en dansant sur la solitude qui nous avait poussés dans les bras d’un gros glandeur égoïste aux cheveux gras, qui ne sent que la clope froide, les joints et la bière. Toute ressemblance fortuite avec des exs ne sera dût qu’au hasard. Parfois, c’est pas mal de s’autoriser un minimum vital de confiance en soi. Histoire de tenter le coup quoi, on est pas tous des Sandra Bullock ou des Meg Ryan mais je crois qu’on est quand même globalement au dessus du niveau de merde intersidérale. Je crois.

Faire des glissades sur la neige avec le frère du comateux qu’on fait passer pour son fiancé pour s’incruster dans sa famille.

Dire la vérité, c’est bien. Lucy, sincère et repentie, finit par avouer la vérité à tout le monde en se confondant en excuses et en se cassant discrètement. Au moment où elle croit que tout est foutu, Jack vient avec toute la famille la demander en mariage, sans pression et boum paf tchak ils sont mariés et tout le monde est content. J’aime bien dire la vérité. Je dirais que je suis une sorte d’oversharer, j’ai toujours besoin de dire la vérité et de clarifier les choses. J’ai jamais été bonne au jeu « hihi on se tourne autour sans rien dire hihihi » non non j’ai toujours besoin de dire les choses, de mettre les pieds dans le plat et d’appliquer la politique du pas de non dit, souvent à mes dépends. C’est ainsi que j’ai ruiné quelques jeux de flirts, quelques amitiés et ma dignité. Mais ça a toujours aboutit à quelque chose de bien, bizarrement et je ne regrette que rarement ces moments d’over partage. Pour autant, je ne partage que les choses qui me concernent, je ne vais pas m’amuser à répéter les secrets de tout le monde, même si du coup les gens qui me connaissent superficiellement en doutent un peu. Mais en vrai, ne nous mentons pas, les secrets sont souvent bien plus intéressants pour ceux qui en sont le sujet. C’est bien dire la vérité.

D’ailleurs, je garderai le sujet du prochain article bien au chaud dans ma boîte à secrets.

Je retourne regarder L’amour à tout prix en pleurant sur la période de mon adolescence où je ressortais toutes les expressions de WYWS du genre « à un de ces jours ou à un autre.. », dite sur un air un peu mystérieux, et je disparais dans un nuage de fumée rose. Ninja des comédies romantiques que je suis.

Encore un peu de Bill Pullman pour la route :

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4 commentaires sur “Tout ce que je sais je l’ai appris dans While you were sleeping (avec du gros spoiler dedans)

  1. Aaah je me sens moins seule, j’adore ce film aussi ! Je l’avais vu sur RTL9 quand j’étais jeune, fraiche et innocente (pareil pour 10 bonnes raisons de te larguer qui reste un de mes films préférés)

  2. Je viens de le voir et c’était vraiment chouette.
    Oh Jack !
    Bon moi les quiproquos dans les films, ça me rend malade… Genre « bordel bordel ne mens pas », « Non non non », « DIS-LUI-LA…. VERITE ! » (oui Aladin m’a fait souffrir étant enfant)
    Merci pour cet article ♥♥♥

    1. Ahh je suis contente si ça t’as plus! Moi les quiproquos ça m’angoisse vachement aussi, même quand on se doute que tout va bien finir le doute subsiste aha!

      Merci à toi! Coeur sur toi ♥

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