Le lundi c’est rom com : Sleepless in Seattle

Sleepless in seattle

Le saviez vous ? Aujourd’hui, ou plutôt hier, quand vous lirez ce billet écrit un soir de solitude et programmé à être publié pour le lendemain, comme une petite bombe, c’était l’anniversaire de Nora Ephron. Enfin, ça aurait été son anniversaire si elle n’était pas morte l’année dernière, obviously. Pour moi, Nora Ephron aura écrit les meilleures rom coms des années 80/90. Le mélange toujours parfait entre humour, magie, et amour sans fond d’ironie hypocrite. Pas de vomi ou de crottes sous les chaussures ici, seulement des films qui s’autorisent à croire un peu en ce qu’ils racontent sans s’auto parodier de manière dégueulasse. Pour ce lundi c’est rom com je choisis donc le mythique et parfait Sleepless in Seattle, aka Nuits blanches à Seattle.

L’ambiance est annoncée, Tom Hanks aka Samuel Baldwin, veuf sexy inconsolable dit adieu à sa femme cancéreuse en tenant son petit garçon par les épaules comme un type courageux

SURPRISE : il y a Bill Pullman. Et Meg Ryan qui était encore jeune, fraîche et pimpante. Et Bill Pullman, Walter, fiancé maladroit et allergique au monde entier. Et ils vont se marier. Hm, le thème du one true love qui attend quelque part, un veuf sexy abandonné à l’éducation de son rejeton audacieux, une formidable journaliste belle, intelligente et pétillante et un gentil fiancé un peu boulet ? Nous avons les bases parfaites d’une comédie romantique digne de ce nom. Voilà pourquoi.

1- La musique

Sleepless in Seattle est rythmé par une BO rétro. Dès le début, on se retrouve plongé dans l’ambiance définitivement magique et classe des vieux films qui ont influencé les oeuvres de Nora Ephron. De Jimmy Durante à Nat King Cole (<3) en passant par Carly Simon ou Louis Armstrong, la bande son du film peut amener d’un état totalement mélancolique et rêveur à une envie résolue de danser dans la rue en cherchant l’amour et en criant son nom aux passants. La musique fait vraiment partie intégrante de ce film empreint de nostalgie, de mélancolie et de romantisme digne des meilleurs films des années 50.

2- Les bouclettes de Tom Hanks

Tom Hanks est sexe. Voilà, lapidez moi pour faute de goût je ne sais pas mais avant ça soyez sûr d’avoir bien écouté sa voix. Elle donne envie de dire « Oh oui Tom, viens me raconter des histoires le soir, tu seras mon père castor gr gr ». Tellement touchant en veuf désespéré d’avoir perdu sa femme manifestement parfaite et en père idéal. Sam n’est pas le mec idéal typique, juste un type lambda à la chevelure de cheval sauvage qui vient de vivre un moment terrible et qui fait face sans se rouler sous sa couette en écoutant du Taylor Swift tous les soirs. Sam, c’est le type sensible mais détaché, sexy mais pas parfait du tout, déprimé mais drôle. Flegmatique. Touchant sans faire exprès. Je veux dire, Sam n’est pas le mec qui va mendier l’attendrissement, c’est juste un type qui vit sa vie comme il peut et qui pense que maintenant qu’il a perdu sa merveilleuse épouse, il ne pourra jamais combler le vide. Qui rencontre deux fois les femmes de sa vie après tout ? Cary Grant des temps modernes, père célibataire aux rendez vous douteux, Sam Baldwin est le héros de rom com parfait.

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3- La magie bordel, un peu de magie

Fil conducteur du film, à la fin, toi aussi tu veux y croire, tu te dis que eh c’est peut-être vrai. Peut-être qu’il existe une personne, la seule personne qui t’aille (je te le dis sans faille), celle qui t’es destinée et avec qui tout sera magique. Annie refuse d’y croire au début, on ne la lui fait pas, elle ne sera pas roulée dans la farine elle, à d’autres! Elle ne mange pas de ce pain là! Oui mais un soir elle entend Sam à la radio, et elle est touchée. Alors d’un coup,elle commence à y croire à la magie, à croire que tout n’est pas si absurde et qu’en plus, elle s’est entichée d’un gros boulet aussi drôle qu’une bronchite en été. Et alors t’as envie d’y croire, t’as envie de hurler à Sam de courir vers elle, et d’y croire à cette putain de magie. C’EST POSSIBLE. REGARDEZ VOUS, REGARDEZ VOUS, VOUS ÊTES FAITS L’UN POUR L’AUTRE. C’est mal, tu sais que c’est le truc le plus cheesy que tu puisses ressentir, mais l’envie d’y croire bordel, l’envie d’y croire. T’es un peu comme la meilleure pote d’Annie über blasée quand Annie parle de Walter l’ennuyeux.

Boring

Elle supporte le bordel entier qu’est Annie mais elle veut y croire elle aussi. Même si elle, a un mec de merde, Rick. Elle veut vivre le truc à travers Annie. Et je ne parle pas d’un truc dégueulasse genre nana qui se planque dans un coin et joue la voyeuriste pendant la nuit de noces. Non non. Je parle de l’envie de tomber amoureux juste pour le plaisir de tomber amoureux, tomber amoureux de l’amour, du romantisme et de l’over sentimentalité qui dégouline de ce film. Tomber amoureux comme dans les films, tomber amoureux des films, de Tom Hanks, de Samuel Baldwin et de tout ce qui fait que woah, toi aussi t’aimerais avoir une vie magique et épiquement romantique. Croiser l’homme/la femme de ta vie dans un aéroport, et comprendre le truc que eux réussissent à comprendre si vite. Le truc qui fait que c’est lui/elle et personne d’autre, cette alchimie qui devient une sorte de graal des temps modernes. La quête du Tom Hanks sauvage un peu.

4- Ai je mentionné Bill Pullman ?

Bill Pullman (comme on le retrouve!) , Walter de son petit nom, a beau être aussi fun qu’un couple ongles, il est néanmoins l’homme le plus adorable du film. Patient, sincère, amoureux, il est là à attendre cette courge d’Annie qui court après la magie et le destin. Tout ça le dépasse lui. Walter a les pieds sur terre : pas de doutes prénuptiaux, pas de comportement soudainement romanesque. Et quand Annie le largue comme une chaussette trouée peu avant leur mariage pour aller retrouver un inconnu sur le toit de l’Empire State Building, Walter, pas contrariant, ne bronche pas. Compréhensif et attentionné, il la laisse partir raisonnablement parce que c’est un type comme ça, un type raisonnable et droit. J’ai juste envie de lui crier « THAT’S MY BOY cours trouver une fille allergique au monde entier et vivez une passion folle autour d’un sandwich tomate salade pain blanc! ». Allez, pour le plaisir :

Allez Walter, je te consolerai moi.
Allez Walter, je te consolerai moi.

5- « Shall we ? »

Shall we ? Tant de sentiments devant ce final. Saint Valentin, enfin, Annie et Sam se rencontrent vraiment, apprennent mutuellement qui ils sont et comprennent. Ils comprennent ce dont ils se doutaient pendant tout le film et … MUSIQUE. Musique, conversation bâteau, « we’d better go, shall we ? ». Shall we. Encore un rapport avec la magie du film qui t’envoie des étoiles dans les yeux puissance super nova. Deux mots et tout est dit, ils se cassent main dans la main et deviennent incapables de lâcher l’autre du regard. « It was… magic » dirait la mère d’Annie au début du film. Et oui, c’est magique. C’est magique parce qu’elle était la probabilité pour le môme de se barrer de chez soi sans être attrapé comme ça ? Quelle était la probabilité pour Annie largue Walter ce jour là, précisément ? Quelle était la probabilité que Jonah oublie son ours en peluche retrouvé comme par hasard par Annie ? Et alors que tu verses ce que tu penses être ta dernière larme de bonheur, Sam esquisse un formidable « Shall we ? » empreint de promesses et de propositions.

« Si vous me trouvez laide je garde la peluche du gosse »

A mon humble avis qui n’est pas si humble que ça, Sleepless in Seattle reste l’une des meilleures rom coms ever. La cerise confite sur le grand milkshake rom coms en somme!

Regarde le. Et sinon sache que :

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